RESTER SOI-MEME. VOTEZ JACQUES
PREVERT
Propagande de résistance
poétique.
Quand les médias s’emparent d’un
évènement et que par une orgie d’images et de
mots ils gavent le monde, quand d’une actualité, ils
en font un show évènementiel genre zoo
télé-réalité, le discernement humain
individuel se brouille et l’esprit critique collectif
s’unifie sur la forme et non sur le fond, simplifiant et
réduisant tout débat.
Alors que se passe-t’il quand un
individu, seul, s’empare du même
évènement et le transpose dans un monde
parallèle, quand par son action, même locale, il
brouille, à sa manière, la surdose
médiatique?
Nous pouvons alors penser
qu’ainsi, il permet aux gens de reconsidérer les
choses autrement et donc de discerner une autre, voire, la
Réalité.
Dans ces conditions, pourquoi un
poète tel que Jacques Prévert, ne serait-il pas le
treizième candidat à l’élection
présidentielle de la France, décalée dans un
temps poétique parallèle…
Ni spectacle,
ni pièce de théâtre, ni film, ni performance,
mais un peu tout ça à la fois, cet objet
est avant tout une proposition poétique moderne, un objet
nourrie d’une réflexion sur la création,
l’ego, les médias, le pouvoir, la
télévision, l’être et
l’accomplissement de son devenir.
Sur scène, il y a deux acteurs:
Le comédien et l’écran.
L’écran,
tour à tour projection mentale,
télévision géante, représentation
maléfique ou divine, support publicitaire, ou encore, outil
artistique, nous ramène constamment à son
omniprésence, à son insidieux
conditionnement.
Le comédien, lui, joue et
dialogue avec cette entité. Il l’éteint, il la
rallume, se fait manipuler par elle, mais finit par la
prendre à son propre piège.
Vivant, ce dernier nous démontre que nous
sommes tous maître de notre
devenir…